Obligation de l’administration de communiquer au contribuable qui le demande les renseignements obtenus auprès de tiers et utilisés pour établir le redressement.




Arrêt du conseil d’Etat du 21 juillet 2009 N° 297308








Lorsque le contribuable en a fait la demande, l’administration est tenue de lui communiquer les documents contenant les renseignements obtenus de tiers qui lui sont opposés dans le cadre d’un contrôle fiscal et ceci alors même que le contribuable a pu avoir connaissance de ces renseignements afin, notamment, de lui permettre d’en vérifier et, le cas échéant, d’en discuter la teneur et l’authenticité.



 Une société avait fait l’objet d’un contrôle sur pièce à l’issue duquel l’administration fiscale avait rehaussé l’imposition mise à sa charge en matière d’impôt sur les sociétés.

L’administration s’était abstenue de communiquer à la société, qui lui en avait fait la demande, les documents en sa possession qu’elle avait  obtenus auprès de tiers et qu’elle avait utilisés pour établir les redressements.


La société avait demandé la décharge de l’imposition supplémentaire mise à sa charge ainsi que des pénalités correspondantes au motif que malgré sa demande les documents utilisés par l’administration et obtenus auprès de tiers ne lui avaient pas été communiqués.




Le tribunal administratif avait rejeté cette demande en jugeant que le contribuable ne pouvait être regardé comme ayant été privé, de ce seul fait, de la possibilité de discuter utilement les redressements au motif qu ces redressements étaient relatifs à des ventes d’actions auxquelles le contribuable était partie et dont il connaissait les modalités.



Ainsi pour le tribunal, le contribuable n’avait pas été privé de la possibilité de présenter sa défense et l’omission de l’administration de lui communiquer, malgré sa demande, les documents relatifs aux transactions litigieuses, n’avait pas vicié la procédure d’imposition dans la mesure où le contribuable, étant partie aux transactions, avait nécessairement connaissance de ces documents.




Dans un arrêt du 31 juillet 2009, le Conseil d’ Etat est venu annuler le jugement du tribunal administratif ainsi que l’arrêt de la Cour d’Appel administrative qui a suivi au motif que, quelle que soit la procédure mise en œuvre, il incombe à l’administration fiscale, au plus tard avant la mise en recouvrement, d’informer le contribuable dont elle envisage soit de rehausser, soit d’arrêter d’office les bases d’imposition, de l’origine et de la teneur des renseignements obtenus auprès de tiers qu’elle a utilisés pour fonder les impositions, avec une précision suffisante pour permettre à l’intéressé de demander que les documents qui contiennent ces renseignements soient mis à sa disposition avant la mise en recouvrement des impositions qui en procèdent.




Pour le Conseil d’Etat, lorsque le contribuable en a fait la demande à l’administration celle-ci est tenue de lui communiquer les documents ou copies des documents contenant les renseignements obtenus de tiers qui lui sont opposés. Il en va ainsi alors même que le contribuable a pu avoir connaissance de ces renseignements ou de certains d’entre eux afin notamment de lui permettre d’en vérifier et, le cas échéant, d’en discuter la teneur et l’authenticité.
















Mercredi 6 Janvier 2010
Question Fiscale
Lu 128 fois


Lu 128 fois

IR | ISF Succession Patrimoine | IS | TVA | BIC/BNC | Immobilier | Contrôle fiscal | Divers | Les questions des internautes | Les DFC Déclarations Fiscales Commentées | Les Fiches thématiques | Les modèles de courriers et réclamations | CGU | Qui sommes nous ? | Les DFC 2010











Est il possible d’obtenir la suppression de la majoration de 10% pour paiement tardif de l’impôt sur le revenu ?



Lorsque le contribuable ne paye pas sa cotisation fiscale le 15 du deuxième mois qui suit celui de la mise en recouvrement du rôle, la majoration de 10% est systématiquement appliquée aux sommes non réglées. Il convient de noter que l'octroi de délais supplémentaires n'empêche pas l'application de la majoration de 10%. Il est toutefois possible de demander à titre gracieux et une fois la cotisation fiscale acquittée, la remise c’est à dire la suppression de la majoration de 10%. Il convient alors d’accorder une attention particulière à la demande effectuée à ce titre.  Le contribuable doit faire valoir sa bonne foi. 


Effectuez votre demande en utilisant  le modèle de courrier approprié disponible en téléchargement  (2 Euros paiement sécurisé Paypal ou Allopass 2 codes d’accès) 
  




Notre partenaire

Notre partenaire
Ce site édité par l’Institut Pour l’Education Financière du Public (IEFP), association d’intérêt général créée à l’initiative des pouvoirs publics et financée entre autre par l’Autorité des marchés financiers (AMF), le NYSE-Euronext et la Banque de France.