Sous réserve notamment que le montant de leur revenu n’excède pas une certaine limite, les personnes disposant de revenus modestes peuvent bénéficier soit d’une exonération, soit d’un dégrèvement total, soit d’un plafonnement de la taxe d’habitation.
Conformément aux dispositions des I, III et IV de l’article 1414 du Code Général des Impôts une exonération ou un dégrèvement total est susceptible de bénéficier :
1° aux titulaires de l’allocation supplémentaire mentionnée aux articles L 815-2 ou L 815-3 anciens du Code de la Sécurité Sociale ainsi qu’aux titulaires de l’allocation aux adultes handicapés ;
2° aux contribuables âgés de plus de 60 ans ainsi qu’aux veufs et veuves ;
3° aux infirmes et invalides ;
4° aux contribuables bénéficiant d’un droit acquis au dégrèvement depuis 1967 ;
5° aux titulaires du RMI.
Les contribuables qui ne relèvent d’aucune de ces catégories peuvent, toutefois, en fonction de leurs ressources faire l’objet d’un plafonnement de la taxe d’habitation en application de l’article 1414 A du code général des impôts.
Pour bénéficier de l’exonération ou du dégrèvement de la taxe d’habitation, certaines conditions doivent être respectées :
· Le logement doit constituer l’habitation principale du contribuable ;
· Certaines modalités d’occupation de cette habitation doivent être respectées.
· D’autres conditions tenant au niveau des ressources et du patrimoine du contribuable sont également exigées.
1° Affectation du logement à l’habitation principale.
Les mesures d’exonération ou de dégrèvement prévues aux articles 1414 I III-IV et 1414 A du Code Général des Impôts sont exclusivement réservées aux cotisations afférentes à l’habitation principale des redevables. Toutefois, le bénéfice de ces avantages peut, sur réclamation des intéressés être maintenus à l’égare de certains contribuables contraints d’abandonner provisoirement ou définitivement leur logement en raison de difficultés qu’ils rencontrent à vivre seuls (il s’agit essentiellement des personnes âgées allant vivre en maison de retraite).
L’habitation principale du contribuable est celle qui constitue son domicile fiscal, à l’exclusion par conséquent, de toute résidence secondaire. Le logement en cause doit constituer effectivement l’habitation principale du contribuable. Il doit donc être occupé par celui-ci d’une façon habituelle la plus grande partie de l’année.
2° Modalités d’occupation du logement.
Le bénéficie des exonérations ou des dégrèvements d’office est réservé aux contribuables qui occupent leur habitation principale :
· soit seuls ou avec leur conjoint ;
· soit avec des personnes qui sont à leur charge au sens des dispositions applicables en matière d’impôt sur le revenu ;
· soit avec d’autres personnes titulaires de l’allocation supplémentaire mentionnée aux articles L 815-2 ou L 815-3 du code de la Sécurité Sociale.
3° Condition de ressources
Pour bénéficier des exonérations de taxe d’habitation, les revenus du contribuable concerné ne doivent pas excéder certaines limites. Par ailleurs le bénéfice de certains de ces allègements n’est octroyé qu’aux contribuables qui ne sont pas passibles de l’ISF.
Le bénéfice des allègements est donc accordé en fonction du revenu fiscal de référence du contribuable. Le revenu fiscal de référence s’entend du montant net des revenus et plus-values retenus pour l’établissement de l’impôt sur le revenu au titre de l’année précédent celle de l’imposition à la taxe (soit par exemple les revenus et plus-values nettes imposables au titre de 2008 pour la taxe de 2009.