Cette situation vise certains terrains inconstructibles devenus constructibles après une révision du plan local d’urbanisme (PLU) mais dont le caractère constructible est soumis à plusieurs conditions (obligation d’effectuer certains aménagements nécessitant des études préalables comme des études hydrauliques et la réalisation d’équipements publics destinés à assurer la déserte des terrains). La valeur de ces terrains doit elle être prise en compte pour la détermination de l‘ISF immédiatement ? Une fois les travaux d’aménagement terminés ? Ou encore au moment de leur vente ?
Cette question a donné lieu à une réponse ministérielle du 3 mars 2009.
Cette réponse à rappelé que conformément aux dispositions de l’article 885 E du CGI, l’assiette de l’ISF est constituée par la valeur nette, au 1er janvier de l’année d’imposition, de l’ensemble des biens, droits et valeurs imposables appartenant au foyer fiscal soumis à cet impôt et a indiqué qu’il n’était pas envisagé de déroger à ce principe général pour exonérer d’ISF les terrains à bâtir.
On en conclu donc que, quand bien même le caractère constructible du terrain est soumis à des conditions de réaménagement non encore accomplies, les terrains doivent être pris en compte dans l’assiette de l’ISF pour leur valeur au 1er janvier de l’année d’imposition.